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Social good summit 2018 : Les TIC, moyen de lutte contre la pauvreté et de promotion des droits humains

LEFASO.NET | Tambi Serge Pacôme Zongo

vendredi 23 novembre 2018

Initié par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), à l’occasion de la 14e édition de la Semaine nationale de l’internet (SNI), un panel dénommé « Social good summit » ou « Sommet du bien-être social » s’est tenu au SIAO, à Ouagadougou. Il a regroupé des représentants de la société civile, de la Direction générale de la jeunesse et de l’éducation, de l’Agence nationale de la promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC), de la Commission nationale des droits humains, et le représentant pays du PNUD.


« Respect des droits humains, élimination de la pauvreté : quelles solutions innovantes en faveur des plus exclus ? ». C’est autour de ce thème que Bintou Diallo de la société civile ; Larba Pilga, directeur général de la jeunesse et de l’éducation ; Idriss Tinto de l’Agence nationale de la promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC) ; Alida Da, vice-présidente de la Commission nationale des droits humains ; et Corneille Agossou, directeur pays du PNUD, ont partagé leurs avis et expériences.

Il s’est particulièrement agi, pour chacun de ces panélistes, de faire connaître non seulement les bienfaits des TIC dans l’accomplissement des missions de leurs structures, mais aussi de rappeler les aspects négatifs des TIC, puis d’interpeller les responsables de permettre une meilleure accessibilité des TIC aux populations dites « les plus exclues ».

Mais avant cela, le directeur pays du PNUD a tenu à indiquer les raisons de l’organisation, les objectifs et l’historique de ce panel. « Social good summit ou encore Sommet du bien-être social, est une initiative que le PNUD a lancée depuis quelques années et qui a véritablement pris forme en 2013. Il (le sommet) consiste, annuellement, en général au cours de la Journée internationale de lutte contre la pauvreté, à examiner ou échanger ensemble sur des solutions innovantes permettant de sortir la population de la pauvreté ».

Alors, pour lancer les échanges, Corneille Agossou, paraphrasant le thème du panel, a évoqué deux questions : « Pourquoi pas un monde où les plus exclus auraient leurs droits respectés ? Pourquoi pas un monde où sera éradiquée la pauvreté comme le veut les Objectifs de développement durable (ODD) ? ».

Pour renchérir, en ce qui concerne l’exclusion numérique des personnes, dans le cas de l’ANPTIC, Idriss Tinto dit considérer premièrement leur accès au service. Deuxièmement, permettre à ces personnes dites exclues de s’exprimer à travers la communication de leur entourage. Et pour ce faire, il faut passer par des projets tels que « le projet de données ouvertes ».

La représentante de la société civile, pour sa part, a fait remarquer que les TIC sont un moyen sur lequel son organisation s’appuie pour atteindre des résultats dans ses différents combats. Ce qui ne l’a pas empêchée de rappeler l’effet nuisant des TIC.

Par ailleurs, elle a recusé les opinions qui font état de ce que le Burkina Faso est un pays pauvre. « Non, je ne viens pas d’une famille pauvre ! Non, je ne viens pas d’un pays pauvre ! Mais je viens d’un pays où on a une pauvre mentalité, une pauvre organisation et une grande ignorance de nos richesses, peut-être qui ne répondent pas aux standards internationaux… », a déclaré Bintou Diallo.

Au niveau de la Commission nationale des droits humains, soutient Alida Da, les TIC sont un canal de communication très favorable pour la promotion des droits humains. Elles permettent, poursuit la vice-présidente, de vulgariser les informations afin de permettre à tous d’être au même niveau d’information en matière de droits humains.

Larba Pilga, directeur général de la jeunesse et de l’éducation, qui ne va pas à contre-courant de ses prédécesseurs, affirme également utiliser les avantages qu’offrent les TIC. « Aujourd’hui, nul ne peut nier les avantages des nouvelles technologies de l’information et de la communication. A notre niveau, nous avons un site, une page Facebook, qui constituent des canaux par lesquels nous diffusons des informations sur l’institution, des offres d’emploi, des opportunités d’éducation… », a avancé le directeur général.

Somme toute, reconnaissant les bienfaits des TIC et aussi leurs revers, les panélistes ont invité à plus de sensibilisation et de formation. Ils ont de même encouragé les initiatives de jeunes entrepreneurs qui souhaitent apporter une touche à l’existant.

Tambi Serge Pacôme Zongo
Lefaso.net