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Semaine nationale de l’internet 2018 : Une Journée des logiciels libres pour les informaticiens

LEFASO.NET | Cryspin Masneang Laoundiki

vendredi 23 novembre 2018

En marge de la 14e édition de la Semaine nationale de l’internet et des Technologies de l’information et de la communication (SNI), qui se déroule du 20 au 24 novembre 2018, le comité national d’organisation a consacré l’après-midi du jeudi 22 à la Journée des logiciels libres. Un rendez-vous d’échanges et de partage d’expériences pour les spécialistes du domaine.


« Innovation numérique pour la transformation structurelle de l’économie et de la société ». C’est le thème retenu pour la 14e édition de la Semaine nationale de l’internet et des Technologies de l’information et de la communication (SNI), qui se tient du 20 au 24 novembre 2018, à Ouagadougou.

Parmi les innovations de cette 14e édition de la SNI, figure la Journée des logiciels libres. Selon le directeur général du développement de l’industrie numérique au ministère du Développement de l’économie numérique et des Postes, Rodrigue Guiguemdé, il était nécessaire pour la communauté (les informaticiens) de se mobiliser au tour de ce concept pour qu’il y ait un brassage afin d’avoir une forte utilisation.

« Aujourd’hui au Burkina Faso, nous sommes en train d’être de vrais consommateurs en matière d’utilisation d’applications du système. Pour concevoir ces applications, il faut avoir un certain nombre de logiciels dont nous avons ceux qui sont propriétaires et ceux qui ne le sont pas. Les logiciels qui ne sont pas propriétaires, c’est ce qu’on appelle les logiciels libres », a indiqué Rodrigue Guiguemdé. Mais pourquoi ils sont libres ? A cette question, le directeur général du développement de l’industrie numérique a tenu d’abord à préciser que ces logiciels ne sont pas forcément gratuits. « Ce sont des logiciels qui sont libres en termes d’utilisation de code source pour adaptation, mais qui a besoin d’une certaine expertise afin de les customiser », a-t-il expliqué.

Quant à madame Haoua Ouattara, ingénieure en télécommunication à l’Agence nationale de promotion des Technologies de l’information et de la communication (ANPTIC), elle est partie d’une définition encore plus explicite. Selon elle, un logiciel libre est « un logiciel qu’on peut acquérir en téléchargement sur internet sans payer une licence. On appelle cela communément open source, parce qu’il permet de travailler sans qu’on ne soit propriétaire ».

Les enjeux des logiciels libres…

Au cours de ce panel, il s’est agi pour les informaticiens d’échanger sur les enjeux des logiciels libres en termes de partage d’expériences pour les administrations du Burkina Faso.

De l’avis de Lamoussa Sorgo, ingénieur informaticien, au-delà des autres considérations, les logiciels libres regroupent deux choses importantes : la souveraineté numérique, qui consiste à permettre à l’Etat de maîtriser et d’être propriétaire des solutions informatiques qu’ils utilisent et des données qu’ils exploitent ; et l’inclusion numérique, qui doit permettre à tout un chacun d’avoir sa chance d’utiliser et de savoir tirer le meilleur de l’outil informatique de façon générale.

Cette rencontre a permis à certains participants de s’autoévaluer. « L’avantage de cette rencontre, ce soir, c’est que je suis édifiée. Je vois qu’il y a des gens qui utilisent les logiciels libres depuis les universités, en plus de leur carrière professionnelle », confie Haoua Ouattara.

En ce qui concerne l’état des lieux d’utilisation des logiciels libres au Burkina, Lamoussa Sorgo a fait savoir qu’un chemin a été fait après deux décennies, car dans presque toutes les administrations, il y a des logiciels libres qui sont en exploitation.
A titre d’exemple, les informaticiens ont cité des logiciels libres tels les distributions Linux, Open office et Pentaho.

Cryspin Masneang Laoundiki
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