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Gouvernance de l’internet : Le civisme, plat de résistance du forum de l’IGF-Burkina

LEFASO.NET | Herman Frédéric Bassolé

dimanche 25 novembre 2018

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La 6e édition du Forum national sur la gouvernance de l’internet s’est déroulée ce samedi 24 novembre 2018 à Ouagadougou, en marge de la 14e édition de la Semaine nationale de l’internet (SNI), sous la présidence du ministre du Développement de l’économie numérique et des Postes, représenté par son secrétaire général, Kisito Traoré.


Internet, une révolution qui évolue à une vitesse fulgurante : plus de quatre milliards d’internautes dans le monde dont 435 millions d’utilisateurs sur le continent africain. Découverte de cultures, échanges d’idées, développement de services sociaux… Pas besoin de discours fleuve pour égrainer les avantages d’internet. Cependant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Pour les personnes averties, le cyberespace est en passe de devenir un espace de non-droit.

D’où l’urgence de mener la réflexion pour une régulation intelligente de l’internet, en garantissant les libertés. C’est la raison pour laquelle l’IGF-Burkina a choisi de tenir la 6e édition du Forum national sur la gouvernance de l’internet sous le signe du civisme.

Ce forum est une plateforme globale multi-acteurs (gouvernants, secteur privé, société civile, chercheurs) de dialogue inclusif, multilatéral, multipartite et multidisciplinaire sur les défis et les opportunités de l’internet afin de permettre la viabilité, la robustesse, la sécurité, la stabilité et le développement de l’internet. Et le thème de cette année, selon le secrétaire général du MDENP, se justifie par le développement remarquable, ces dernières années au Burkina Faso, du cyber-activisme notamment au niveau de la franche jeune de la population.

« Plusieurs questions importantes se posent. Quels sont les droits et devoirs du citoyen sur internet ? Quel est l’état actuel et les perspectives en matière de réglementation du cyber-activisme ? Quels rôles les réseaux sociaux peuvent jouer dans la promotion du civisme ? », a indiqué le ministre en charge du Développement numérique, dans son discours lu par le secrétaire général.

Après la cérémonie d’ouverture, un panel a été animé par des experts du domaine sur le thème de l’édition et modéré par le directeur général des TIC, Izaï Toé. La première intervention, celle du secrétaire général de l’IGF-Burkina, Inoussa Traoré, a concerné les enjeux de la gouvernance de l’internet et les questions émergentes. La question de la législation et de la règlementation du cyberespace au Burkina a été développée par Elysée Ouédraogo, conseiller technique du ministre de la Justice.

L’activisme sur les réseaux sociaux, un phénomène en vogue, a été traité par Mamadi Sinka, commissaire à la Commission de l’informatique et des libertés (CIL). Le principal conseil donné aux participants à l’issue de ce panel, c’est d’observer la vigilance sur la toile et d’avoir à l’esprit que la liberté d’expression n’est pas un droit absolu et qu’elle se trouve affectée par de nombreuses limites que les internautes ne doivent pas ignorer.

Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net


Encadré

Un thème évocateur

IGF Burkina Faso (IGF-BF) constitue la section burkinabè de l’Internet Gouvernance Forum (IGF), qui est une organisation internationale indépendante à but non-lucratif qui constitue une plateforme multilatéral globale facilitant la discussion sur les questions de politique publique relatives à l’internet.

Notre mission principale est de fournir un cadre et une structure durable pour un forum national qui engage le secteur privé, le gouvernement, la société civile, les législateurs, le monde universitaire, les ligues de consommateurs et toutes les parties prenantes dans un débat national stratégique sur la gouvernance de l’internet. Cela afin d’assurer l’essor, le développement ouvert, l’évolution et l’utilisation de l’internet pour le bénéfice de toutes et de tous à travers le Burkina Faso.